2k

Pour la modique somme de 2.70€ en tant que piéton, je peux (et vous aussi !) m’offrir la traversée de l’Estuaire de la Gironde en bateau. En bac plus précisément. Plusieurs fois par jour, la large embarcation relie Blaye à Lamarque, dans le Médoc, en transportant professionnels qui esquivent les bouchons, touristes en goguette ou curieux, comme moi.

Je vous raconte tout !

Blaye Lamarque en bac
Le bac : l’occasion d’approcher les îles

Si je suis à pied, ce n’est pas le cas de tout le monde. Le bac est prévu pour accueillir de nombreux types de moyens de locomotion, et il s’acquitte de sa tâche. Quelques voitures dont une vieille américaine, une caravane avec un van et même huit chevaux et leurs cavaliers attendent patiemment le son de corne qui sonne l’embarcation sur le bateau.

Pour les plus frileux, une salle chauffée sur le pont supérieur propose café et fauteuils douillets. Pour ma part, je m’installe en plein air sur un siège humide de rosée pour profiter du voyage Blaye Lamarque en bac. L’Estuaire scintille sous le soleil du matin. En trente minutes, nous rejoignons le quai de Lamarque. Sur le trajet, le bateau vogue à quelques dizaines de mètres de l’île Paté, que nous avons tout le loisir de contempler.

L’embarcadère du Médoc est plus vert que celui de Blaye. Intégrée dans la végétation, l’arche de bienvenue invite les voyageurs à profiter du petit parc adjacent. La vision des chevaux qui se dégourdissent les jambes sous les arbres rend le tableau encore plus accueillant. Sur la rive, des carrelets de pêche étendent leurs filets dans les eaux limoneuses.

Blaye Lamarque en bac : une traversée paisible à moindre coût

Après l’embarquement des nouveaux passagers, le bac reprend sa route vers Blaye dans les vibrations du moteur. A l’approche de la ville, la vue sur la Citadelle de Vauban qui grandit peu à peu est impressionnante. Le port industriel accueille le bateau avec la même arche que sur l’autre rive.

A pied ou en voiture les passagers descendent le sourire aux lèvres et détendus, un peu étourdi par la croisière sur l’Estuaire qui vient de leur faire gagner une heure de trajet. Les simples piétons qui, comme moi, ont juste profité de la balade rejoignent la ville ou le jardin public tranquillement, vivifiés par l’air frais du matin.